Le sentiment que l’on éprouve devant les œuvres de François BAGIOLI, procède d’un choc à la fois physique et émotionnel, subtil mélange par lequel l’esprit voyage.

Physique, parce qu’il y a dans son travail une violence d’exécution où l’acier semble évoquer le cri, la déchirure de la matière, contrainte par l’outil et le feu.

Emotionnel, parce que l’esthétique qui s’en dégage parle de tourments, d’abandons ou d’épaves mais aussi parce qu’il y a dans ses œuvres une force qui interpelle l’esprit, le touche et le met en relation avec de vieilles blessures enfouies dans l’inconscient. Ces assemblages de matières, de couleurs, de formes échancrées concourent à donner une dynamique à ces œuvres.

Son travail est une célébration du fer, matériau noble mais rude qu’il faut soumettre, dans l’exercice difficile de la sculpture et l’exigence de l’art.

Il faut, en regardant ses œuvres, laisser le regard parcourir leurs pleins et leurs vides, leurs jeux de lumière, si particulièrement structurants. Ces combinaisons formelles parlent à la sensibilité, en mobilisent toutes les ressources et conduisent au sentiment.

Jamais prisonnier d’un style, cet artiste réussit à faire parler la matière, il nous fait dialoguer avec elle pour que, devenue œuvre à part entière par l'acte créatif, elle interpelle la sensibilité.

C’est en cela et pour cela que la sculpture de François BAGIOLI est une œuvre vivante donc émotionnelle.